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Accompagnement pour professionnels de la médecine douce et du bien-être

Tutorat : Tarification des séances en médecine douce, quand l’argent n’est que la partie émergée de l’iceberg…

25 mars 2021

Je reçois Madame X pour le première fois. Elle m’a contacté parce qu’elle se met à son compte en tant qu’énergéticienne/masseuse et n’arrive pas à trouver le tarif “juste” pour elle. Elle me dit au téléphone, qu’elle se trouve soit trop cher, soit pas assez et qu’il y a tellement de tarifs différents chez ses consœurs et confrères qu’elle ne sait plus sur quel pied danser.

“Première étape, se présenter”

Nous prenons donc rendez-vous pour une séance de tutorat de deux heures, pour qu’à la fin de la séance, cette problématique soit réglée ou du moins éclaircie.
Comme à chaque séance de tutorat je demande à mes clients de se présenter et de présenter leur entreprise. Cela me donne souvent beaucoup d’indices sur la manière dont ils se voient et la manière dont ils parlent de leur entreprise transparait souvent les problématiques. Par quoi ils commencent, si ils parlent des formations, de leurs tarifs, de leur manière d’accueillir le client, qui est-il d’ailleurs, comment est la pratique etc…
En général dans les métiers de la médecine douce, ce sont des métiers passions. Donc on le fait avec cœur et avec amour, et on va être plus préoccupé par les manières d’aborder les émotions du client que par la manière de “vendre” se prestation. Parce qu’il y a énormément de schémas qui nous disent que dans ce métier, si on est riche, on est charlatan. Donc, beaucoup, vont inconsciemment, presque à s’autosaboter pour ne pas coller à ce schéma.
Mais ce n’était pas le sujet du tutorat.
Donc ma cliente me parle d’elle. Et de sa famille. Elle me raconte où elle a grandit, comment était sa mère, son père, son grand père, son oncle. Pourquoi me direz-vous?
Le seul point commun entre les différente histoires de ces membres de la famille est l’argent. La manière d’en gagner, la manière de le dépenser, et la manière d’en parler mais elle ne s’en rend pas compte pendant qu’elle parle. Pour elle, elle me raconte juste l’histoire familiale, ponctuée souvent de “Je sais pas pourquoi je vous raconte tout ça”.
Finalement, elle me dit qu’elle préfère être dans “l’ombre” ne pas se faire remarquer, être derrière la caméra que sur le devant de la scène. Et que c’est pour ça qu’elle ne veut pas avoir des tarifs “trop cher”. Elle veut aussi aider les personnes défavorisées parce qu’elle vient d’un milieu où l’argent manquait.

Entrer dans le sujet

Je lui demande comment elle était petite. Elle me dit que sa mère n’était pas bien, souvent déprimée, souvent en situation de détresse émotionnelle, manquait beaucoup d’argent et elle reportait son angoisse sur elle, mais que elle était toujours sage. Elle travaillait bien à l’école, était heureuse “une petite fille équilibrée quoi” comme elle dit. Je lui demande: “jamais de colères? Jamais de problèmes? ” Elle me dit que non, elle a toujours été une petite fille “facile”, que rendre service faisait partie d’elle, qu’elle a toujours été au service de l’autre, que c’est d’ailleurs son chemin de vie.
A l’intérieur de moi, je savais que quelque chose n’était pas ok. L’intuition, ma petite (grande) voix interne me disait que ce qu’elle me racontait là était ce qu’on lui avait raconté, mais pas forcément ce qu’elle ressentait. Je sentais que c’était l’égo qui parlait et pas la conscience. Par l’égo j’entends, les blessures, les codes, les schémas, tout ce qui fait de nous des êtres humains. Donc je lui dis. Je lui dis que je sens quelque chose de pas aligné, je me demande si enfaite ce n’est pas un “égo mal placé” (qui n’est qu’une expression nous sommes d’accord). Que pour moi ce n’est pas ses ressentis conscients mais l’égo qui met un voile d’altruisme devant une blessure profonde.
Je lui dis que ce que moi je sens c’est que ce dont elle a besoin c’est tout l’inverse. Qu’on la voit, et qu’on l’entende !
Que sa blessure se cache derrière un faux altruisme, pour ne pas lui faire trop de mal, mais que ce que je sens c’est que depuis enfant elle ne fait pas de vagues, parce que si elle prend cette place, cela déstabiliserai encore plus sa mère. Donc elle joue les parfaites, celle qui n’a aucune émotion lourde, qui n’a pas besoin de soutient d’une maman. Parce que sa maman n’est tout simplement pas apte à recueillir les émotions d’une petite fille. Alors elle commence à se “mentir”, du moins à arranger la réalité. Aidée par son entourage qui lui dit régulièrement que c’est une petite fille en or et très agréable, facile, et que sa “mère à bien de la chance”, elle s’acclimate à cette image et donc, laisse sa mère en réunion familiale prendre la place de celle qui a besoin. Va même jusqu’à consoler sa mère.
Je la vois en face de moi qui commence à réaliser, à pleurer, un peu, alors je continue avec énormément de douceur.
Je lui dis que ce que moi je crois, je sens, c’est qu’elle veut prendre sa place. Que toute sa vie elle s’est mise derrière la caméra mais que ce qu’elle veut le plus au monde maintenant c’est qu’on la voit, qu’on la remarque et que c’est complètement juste et ok. Que l’égo ne se cache pas là, mais qu’il se cache derrière le soi disant altruisme de laisser l’autre sur le devant de la scène.
Que son âme réclame plus que tout sa place, qu’elle s’épanouisse et s’élargisse sur Terre. Sans être dans l’ombre de quelqu’un, peut importe qui.
Je lui dis que je pense que c’est pour ça qu’elle se trouvait ou trop cher ou pas assez. Et que en plus de ça, toutes les personnes de sa famille qui avaient de l’argent sont soit morts, soit exclus du cercle familial, ou jugés. Donc dans sa famille, il ne vaut mieux pas gagner de l’argent, et pour sa petite fille intérieur il ne faut pas faire de vagues.
Ca fait beaucoup pour quelqu’un qui doit créer son argent et lui donner une valeur.
Je l’emmène ensuite en méditation parce que les émotions sortent avec fulgurance. Nous réapaisons donc son corps, en lui disant bien qu’à partir de maintenant, tout ce qu’il ressent est ok et ne gêne personne. Je lui fait l’exercice d’alignement à l’âme qui permet d’être plus en conscience et moins dans les peurs.

Accompagner dans la problématique

Une heure s’est passée, nous allons maintenant définir ses tarifs, en fonction oui du marché, mais surtout de son véritable alignement.
Elle a un besoin viscéral d’aider les plus démunis et c’est ok parce qu’elle n’est pas dans le rôle de la “sauveuse”, je lui explique donc le principe du quotient familial. Il est possible de se faire une grille de tarifs en fonction du quotient familial de la personne. Parce qu’on sait que 10€ ça n’a pas la même valeur pour tout le monde, le tarif est donc adapté aux revenus du foyer. Nous parlons aussi du bénévolat dans des associations. Et nous fixons un cadre: x séances/mois de bénévolats, x séances par mois au QF, et le reste à tarif plein. Ce qui lui permet de choisir un tarif horaire adapté au besoin de son âme qui est d’être sur le devant de la scène et à gagner son argent.
Nous arrêtons la séance ici, et comme d’habitude, après chaque séance, je me sens pleine de gratitude pour ce qu’il se produit lors des tutos. En deux heures, nous prenons le temps d’aller voir ce qui est sous-jacent, d’aller déconstruire, puis reconstruire. On passe par toutes sortes d’émotions, des très belles comme des plus lourdes. Du rire aux larmes, des mots au silence, du questionnement à l’épanouissement.
Séance de tutorats: 100€/ 2heures
Règlements en deux fois acceptés
Visio, à Eltico ou à votre cabinet/domicile (frais d’essence en sus)
contact@eltico.fr
06 72 04 16 25

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