Voyez les méduses. Comment font-elles pour se déplacer? Pour avancer?
Il y a ce moment, un peu hors du temps, où d’ailleurs, parfois, le temps s’arrête rien qu’une seconde. Quand la méduse décide pour avancer, de prendre ce temps, où toutes ses tentacules vont se ramener en son centre. Où son chapeau va se contracter pour ramener toute son énergie en elle. C’est un moment où la méduse semble faire du sur place. Elle ne se déplace plus dans l’océan. Elle va juste se laisser flotter, rien qu’une seconde au gré de la houle. Elle ne va plus contrôler ce qu’il se passe à l’extérieur, elle ne va plus se donner un objectif et puiser dans ses forces pour l’atteindre. Elle va juste, se recentrer.
C’est un véritable mouvement d’introspection. Et puis, la seconde d’après, elle va se redéployer, se servir de cette force qu’elle a accumulé pour s’amplifier, et redonner un mouvement dans son chemin. Quand elle est amplifiée, est capte tous les éléments extérieur. L’espace, la température de l’eau, les nutriments, les courants, les ennemis, les amis. Et puis, quand elle a capté assez d’informations, elle replonge en elle. Et le temps s’arrête. Une seconde.
Elle avance comme ça la méduse.
Elle se recentre, puis se déploie, puis se recentre. 

Je crois, intimement que nous fonctionnons come des méduses mais que nous pensons fonctionner comme… A vrai dire, je cherchais un autre animal pour vous donnez une comparaison. Mais n’importe lequel des animaux dont j’ai l’idée à forcément une coquille, une hibernation, un terrier, un moment d’introspection etc… Je crois que les animaux ont compris il y a bien longtemps ce qui nous a quitté.

Notre fonctionnement est le même que celui des animaux mais nous l’avons oublié. Alors, quand vient le délicat moment inévitable de la période de stagnation, de fatigue, d’introspection, on ne comprend pas. On voit, toutes ces autres femmes cheffes d’entreprises (oui dans cet article je fais le choix de ne parler qu’aux femmes, mais vous pourrez vous identifier messieurs) qui avancent tous les jours, qui créent, transforment, rient, côtoient du monde, où en tous cas, ont cette image et ne semblent pas en souffrir, ne sembles pas fatiguées. Et puis, comme on est indépendantes, on se dit, et on a raison, que quand on décide de ne pas travailler pour se reposer, l’argent ne rentre pas. Et ça fait peur. Parce qu’on ne doit pas se laisser abattre. C’est peut-être être faible que de devoir se reposer, vraiment, pendant plusieurs jours, voire semaines d’affilées (pas deux heures sur son canapé la matin).

Et pourtant, nous sommes des méduses. Notre corps, fonctionne comme ceux des animaux, nous en sommes d’ailleurs non? Et quand vient l’hiver, de l’âme ou de la saison, le temps de l’introspection ne peut attendre. Pour avancer, il nous faut prendre ce temps de pause. De lâcher prise sur la vie. De lâcher le control, de se laisser voguer au rythme des courants juste en ayant confiance, que de toutes façons, rien n’est éternel, et que la force et la puissance reviendront.

Nous sommes des méduses. Nous avons besoin, de ce temps d’introspection, et ce, régulièrement. C’est dans notre nature. Notre aura, si vous me permettez de parler énergie, peut s’apparenter à cette méduse. Elle est en constant mouvement. D’expansion, à introspection, sans cesse. C’est comme un élastique, pour pouvoir s’en servir longtemps, il faut lui laisser le droit de se réunir, de reprendre sa forme originelle. Et qu’elle est notre forme originelle à nous humain si ce n’est l’introspection pure, la position fœtale où nous sommes juste en connexion avec nous, notre mère et rien d’autres. Il est naturel, et sain, d’avoir besoin de ce temps, de cocon, de douceur, parce qu’on n’est pas fait pour être sans cesse en expansion. Parce que notre nature, est la même que celle d’un animal.

C’est en acceptant ce mouvement qu’on avance. C’est ça le lâcher prise, c’est ça se respecter. C’est s’écouter. Si je sens que me frotter au monde extérieur me fatigue plus que ne me nourris, c’est que je force l’expansion alors que mon corps réclame l’introspection. Et que se passe -t-il quad je ne respecte pas mon corps?
Je tire sur la corde, je le fatigue, lui en demande toujours plus, il faiblit, petit à petit. Je tire de l’eau de mon puit intérieur alors que je ne prends pas le temps de le remplir, et quand je n’ai plus d’eau dans mon puit… Je suis agacée, en colère, ronchon, je ne supporte plus rien, tout n’est qu’épreuve au quotidien. Rien ne fonctionne. Je lutte sans cesse pour garder le cap que je me suis fixée. Et puis, vient le jour où le corps dit Stop. Parce qu’après les supplications d’écoute, viennent les ordres. La perte d’immunité, car trop concentré sur l’extérieur. Et enfin la maladie, et enfin, on est cloué au lit. Et là, il y en a un qui est content!
Alors qu’il aurait suffit, d’un ou deux jours, de pure introspection, de repos, de remplir son puit. Tout simplement.

Nous sommes des méduses…

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