Vous êtes ici : Accueil » Blog » “Feel like a lake” : deviens le lac
“Feel like a lake” : deviens le lac

“Feel like a lake” : deviens le lac

19 février 2020

On m’a dit cette phrase courte il y a bientôt 4 ans. A l’époque je n’avais pas saisi tout ce qu’elle voulait dire. Je voyais bien que c’était une phrase pleine de sens, profonde. Mais je ne l’avais pas saisi.
Et hier, durant une méditation je l’ai intégré. C’est aussi à ça que sert la méditation, intégrer des phrases qu’on n’a pas su comprendre avant.

“Deviens le lac”

Imagines un lac, entouré de montagnes. Des sapins autour. Un silence assourdissant.
Et maintenant concentres toi sur la surface de l’eau.
Immobile ou presque. On entend à peine le cliquetis de l’eau tellement elle est paisible et sans mouvement.

Et pourtant, malgré les apparences. Cette eau a connu bien des choses.
Sûrement une branche de sapin à du fendre sa surface lisse pour y faire un trou.

Même pas une seconde. Ce trou que la branche à formé dans l’eau n’a même pas durer une seconde. Et aujourd’hui, on n’y voit plus rien. Sûrement des enfants ont du s’amuser à faire du bateau dessus, des gens ont dû y faire du canoë. Sûrement que cette eau à dû être mouvementée par la rame qui la claquait pour faire avancer l’embarcation.

Encore et encore… Tu l’imagines, cette rame qui fend l’eau, la faisant abandonner toute sa plénitude, toute son immobilité presque parfaite. Tu le vois le trou profond qu’a créé l’enfant en fendant l’eau dans son plongeon? Ou l’oiseau en pêchant qui a retiré une part d’elle?

Et pourtant, quand tu observes l’eau, tu ne vois rien

Parce que c’est ça l’eau d’un lac. Sa plénitude reprend sa forme comme si rien ne s’était passé. Elle accueille, ne résiste pas, parce qu’elle sait que ce qui fait d’elle ce qu’elle est, c’est cette immobilité. Alors elle accepte. Elle ne se brise pas comme la glace. Elle ne garde aucune trace de passage, aucun traumatisme. Elle se reforme presque aussitôt avoir été rompue, fendue, déformée, mouvementée, bousculée. En une seconde, elle redevient ce qu’elle est.
C’est ça la puissance d’un lac. C’est cette confiance qu’il a dans ce qu’il est. Peu importe ce qui peut le traverser. Le lac sait pertinemment qu’il retrouvera sa forme originelle.

C’est ça devenir le lac

C’est être conscient, qu’il y aura toujours des branches qui fendront, des canoës qui traverseront, des rames qui claqueront notre surface belle et paisible.

Toujours nous serons témoins du mouvement extérieur qui pénètre jusqu’à l’intérieur de nous. Ça fait partie de la vie. C’est ainsi.

Mais notre forme originelle est comme le lac. Elle reprend toujours, toujours sa place.

Toujours nous redevenons paisible. Peut importe la taille de la branche. Notre forme redeviendra qui elle est. Alors… A quoi bon lutter? A quoi bon créer un courant qui nous fatiguera plus qu’il ne fera fuir le canoë? A quoi bon résister?

Se laisser traverser… Juste un instant. Parce que, maintenant tu le sais. tu es un lac paisible et serein. C’est ta forme d’origine.

Laisse passer les gens qui font du canoë. A un moment, ils retourneront sur la berge, et toi, en un quart de seconde, tu retrouveras ta forme originelle.

0 commentaires
Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0 Partages
Partagez
Tweetez
Partagez